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poema: muñeca de porcelana de carmen váscones traducido al italiano por lisa cocco, octubre 11, 2012

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A CAROLINA PATIÑO

Ella muñeca de porcelana

yo muñeca de trapo

ambas sacamos los ojos

a yocasta

ella cosía

yo descosía

un hilo nos unía

la desolación

de una orfandad

parecida

a un ombligo seco

dentro de un espejo

El amor dolía

como hilos enredados

en la yugular del deseo

la diferencia

ella retornó al carrete

yo me fui

y lo convertí

en una carretera

carolina patinó

en la soledad

yo la habité

con encanto y despetalamiento

ella entre blanco y negro

debutó con su cuerpo y sombra a prisa

yo cansada de mi caos mental

me convertí en una paseante

las dos conversamos

sin entrometernos con el vacío

su imagen y la mía un relámpago de mar

te sentí mi pequeña

mis abrazos no te fueron suficiente

ni mis cantos retazos de memoria

tus miedos sin infancia

no se encontraron con los míos

a lo mejor hubiésemos limpiado

la cara al payaso y descubríamos

su rostro triste

a lo mejor a la araña la dibujábamos

y la hipnotizábamos para que teja

una red en la nada

a lo mejor pintábamos juntas

las imágenes descoloridas

de nuestras emociones

a lo mejor cosíamos juntas

el traje al emperador

y le cambiábamos el cuento

al feo y genial andersen

así nosotras nos sentíamos

bellas princesas y nos olvidábamos

de que alguna vez nos sentimos el patito feo

pero nada te fue suficiente

tambaleaste en el drama

una cuerda floja cayó

y no estuve allí

para convertirla en una vara mágica

o en una serpiente que pique al dolor

y lo aleje de ti

estoy con la tristeza pegada en toda mí

te rendiste

resisto

¿Por qué no me llamaste?

Te desabitaste de ti

me habito con no se qué

te encantó mi rincón de vida

como hubiera querido

te llevaras un pedazo

para que no te quedaras

sin tu cajita de recuerdos

sin tu ternura

sin tu voz

sin ti.

Ahora eres una mariposa

un silencio una incógnita

una chiquilla en el cuento

de la bella durmiente

despertando en la palabra

sin beso sin príncipe.

Carmen Vascones

———————————————–

A Carolina Patiño

Elle une poupée de porcelaine

moi une poupée de torchon

les deux nous tirons les yeux

à Jocaste

elle cousait

moi je décousais

un fil nous unissait

la désolation

d’un orphelinat

semblée

à un nombril sec

à l’intérieur d’un miroir.

L’amour faisait mal

comme fils embrouillés

dans la jugulaire du désir

la différence

elle est retournée à la bobine

je suis parti

et je l’ai changé

sur une route

Carolina a patiné

dans la solitude

je l’ai habitée

avec enchantement et défoliation

elle entre blanc et noir

a débuté avec son corps et ombre vite

moi fatigué de mon chaos mental

je me suis converti en promemeuse

les deux nous conversons

sans nous mêler avec le vide

son image et la mienne un éclair de mer

je t’ai senti ma petite

mes embrassades t’ont pas été suffisantes

ni mes chants morceaux de mémoire

tes peurs sans enfance

ne se sont pas trouvés avec les miens

peut-être nous aurions nettoyé

le visage au pitre et nous découvrions

son triste visage

peut-être à l’araignée nous la dessinions

et nous l’hypnotisions pour qu’il tisse

un réseau dans rien

peut-être nous nous colorions ensemble

les images décolorées

de nos émotions

peut-être nous cousions ensemble

le vêtement à l’empereur

et nous lui changions le conte

au laid et génial andersen

ainsi nous nous sentions

de belles princesses et nous nous oubliions

dont une fois nous nous sentons le canard laid

mais rien t’a été suffisant

tu as chancelé dans le drame

une corde lâche est tombée

et voilà que je n’ai pas été là

pour la changer en bâton magique

ou dans un serpent qui pique à la douleur

et l’éloigne de toi

je suis avec la tristesse collée dans moi-même

tu t’es rendu

je résiste

Pourquoi tu ne m’as pas appelé ?

Toi tu t’as abandonnée

je m’habite je ne sais pas avec que

mon coin de vie t’a enchanté

comme j’aurais voulu

tu te portasses un morceau

pour que tu ne resteras pas

sans ta boîte de souvenirs

sans ta tendresse

sans ta voix

sans toi.

Maintenant tu es un papillon

un silence une inconnue

une gamine dans le conte

de la belle dormante

en s’éveillant dans le mot

sans baiser sans prince.