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METAMORPHOSE DE NARCISSE. POR DALI; NARCISO (BATALLA ) por lisa cocco; NARCISO POR ALDA MERINI; POEMAS A NARCISO, Narciso 70 – Poemas de Rosario Castellanos Narciso 70; El otro Narciso.Julio Cortázar; El Divino Narciso De Sor Juana Ines De La Cruz;Paulina Vinderman, RÍO SECO; Danza de Narciso II – Pier Paolo Pasolini;Tres poemas de “Narciso en el acorde último de las flautas”, de LEOPOLDO MARÍA PANERO;Poema “Narciso” de Federico García Lorca;Poema Muerte De Narciso de Jose Lezama Lima; Un espejo de sal…poemas de carmen vàscones agosto 1, 2011

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METAMORPHOSE DE NARCISSE. POR DALI
Poeme paranoiaque
MODE DfOBSERVER VISUELLEMENT LE COURS DE LA METAMORPHOSE DE NARCISSE
REPRESENTEE DANS LE TABLEAU CI]CONTRE:
Si lfon regarde pendant quelque temps, avec un leger recul et une certaine gfixite distraiteh, la
figure hypnotiquement immobile de Narcisse, celle]ci disparait progressivement, jusqufa
devenir absolument invisible.
La metamorphose du mythe a lieu a ce moment precis, car lfimage du Narcisse est transformee
subitement en lfimage dfune main qui surgit de son propre reflet. Cette main tient au bout de
ses doigts un oeuf, une semence, lfoignon duquel nait le nouveau Narcisse .la fleur. A cote, on
peut observer la sculpture calcaire de la main, main fossile de lfeau tenant la fleur eclose.
á Dali a doue le surrealisme dfun instrument de tout premier ordre, en lfespece la methode
paranoiaque]critique, qufil sfest montre dfemblee capable dfappliquer indifferemment a la
peinture, a la poesie, au cinema, a la construction dfobjets surrealistes typiques, a la mode, a la
sculpture, a lfhistoire del eart et meme, le cas echeant, a toute espece dfexegese. â
Andre Breton : Qufest]ce que le Surrealisme ?
LE PREMIER POEME ET LE PREMIER TABLEAU OBTENUS ENTIEREMENT DfAPRES LfAPPLICATION
INTEGRALE DE LA METHODE PARANOIAQUE]CRITIQUE
Pour la premiere fois, un tableau et un poeme surrealistes comportent objectivement
lfinterpretation coherente dfun sujet irrationnel developpe. La methode paranoiaque]critique
commence a constituer le conglomere indestructible des gdetails exactsh que Stendhal
reclamait pour la description de lfarchitecture de Saint]Pierre de Rome, et ceci dans le
domaine de la plus paralysante poesie surrealiste.
Le lyrisme des images poetiques nfest philosophiquement important que lorsqufil atteint, dans
son action, a la meme exactitude que les mathematiques dans la leur.
Le poete doit, avant qui que ce soit, prouver ce qufil dit.
PREMIER PECHEUR DE PORT LLIGAT. . Qufest]ce qufil a ce garcon a se regarder toute la
journee dans sa glace?
SECOND PECHEUR. . Si tu veux que je te le dise (baissant la voix): il a un oignon dans la tete.
gOignon dans la teteh, en catalan, correspond exactement a la notion psychanalytique de
gcomplexeh.
2
Si lfon a un oignon dans la tete, celle]ci peut fleurir dfun moment a lfautre, Narcisse!
Sous la dechirure du nuage noir qui sfeloigne
la balance invisible du printemps
oscille
dans le ciel neuf dfAvril.
Sur la plus haute montagne,
le dieu de la neige,
sa tete eblouissante penchee sur lfespace vertigineux
des reflets,
se met a fondre de desir
dans les cataractes verticales du degel
sfaneantissant bruyamment parmi les cris excrementiels
des mineraux
ou
entre les silences des mousses,
vers le miroir lointain du lac
dans lequel,
les voiles de lfhiver disparus,
il vient de decouvrir
lfeclair fulgurant
de son image exacte.
On dirait qufavec la perte de sa divinite le haut plateau
tout entier
se vide,
descend et sfecroule
parmi la solitude et le silence inguerissable des oxydes
de fer
pendant que son poids mort
souleve tout entier,
grouillant et apotheosique,
le plateau de la plaine
ou percent deja vers le ciel
les jets dfeau artesiens de lfherbe
et que montent,
droites,
tendres
et dures,
les innombrables lances florales
des armees assourdissantes de la germination
des narcisses.
Deja, le groupe heterosexuel, dans les fameuses poses de lfexpectation preliminaire, pese
consciencieusement le cataclysme libidineux, imminent, eclosion carnivore de leurs latents
atavismes morphologiques.
Dans le groupe heterosexuel,
dans cette date1 douce de lfannee
(mais sans exces cherie ni douce),
il y a
3
lfHindou
apre, huile, sucre
comme une datte dfAout,
le Catalan au dos serieux
et bien plante
dans une cote]pente,
une Pentecote de chair dans le cerveau,
le Germain blond et carnassier,
les brumes brunes
des mathematiques
dans les fossettes
de ses genoux nuageux,
il y a lfAnglaise,
la Russe,
la Suedoise,
lfAmericaine
et la grande Andalouse tenebreuse,
robuste de glandes et olivatre dfangoisse.
Loin du groupe heterosexuel, les ombres de lfapres midi avancee sfallongent dans le paysage
et le froid envahit la nudite de lfadolescent attarde au bord de lfeau.
Quand lfanatomie claire et divine de Narcisse
se penche
sur le miroir obscur du lac,
quand son torse blanc plie en avant
se fige, glace,
dans la courbe argentee et hypnotique de son desir,
quand le temps passe
sur lfhorloge des fleurs du sable de sa propre chair,
Narcisse sfaneantit dans le vertige cosmique
au plus profond duquel
chante
la sirene froide et dyonisiaque de sa propre image.
Le corps de Narcisse se vide et se perd
dans lfabime de son reflet,
comme le sablier que lfon ne retournera pas.
Narcisse, tu perds ton corps,
emporte et confondu par le reflet millenaire de
ta disparition,
ton corps frappe de mort
descend vers le precipice des topazes aux epaves jaunes
de lfamour,
ton corps blanc, englouti,
4
suit la pente du torrent ferocement mineral
des pierreries noires aux parfums acres,
ton corpsc
jusqufaux embouchures mates de la nuit
au bord desquelles
etincelle deja
toute lfargenterie rouge
des aubes aux veines brisees dans gles debarcaderes
du sangh2.
Narcisse,
comprends]tu?
La symetrie, hypnose divine de la geometrie de lfesprit,
comble deja ta tete de ce sommeil inguerissable,
vegetal, atavique et lent
qui desseche la cervelle
dans la substance parcheminee
du noyau de ta proche metamorphose.
La semence de ta tete vient de tomber dans lfeau.
Lfhomme retourne au vegetal
par le sommeil lourd de la fatigue
et les dieux
par lfhypnose transparente de leurs passions.
Narcisse, tu es si immobile
que lfon croirait que tu dors.
Sfil sfagissait dfHercule rugueux et brun,
on dirait: il dort comme un tronc
dans la posture
dfun chene herculeen.
Mais toi, Narcisse,
forme de timides eclosions parfumees dfadolescence
transparente,
tu dors comme une fleur dfeau.
Voila que le grand mystere approche,
que la grande metamorphose va avoir lieu.
Narcisse, dans son immobilite, absorbe par son reflet
avec la lenteur digestive des plantes carnivores,
devient invisible.
Il ne reste de lui
que lfovale hallucinant de blancheur de sa tete,
sa tete de nouveau plus tendre,
sa tete, chrysalide dfarriere]pensees biologique,
sa tete soutenue au bout des doigts de lfeau,
au bout des doigts
de la main insensee,
5
de la main terrible,
de la main coprophagique,
de la main mortelle
de son propre reflet.
Quand cette tete se fendra,
Quand cette tete se craquelera,
Quand cette tete eclatera,
ce sera la fleur,
le nouveau Narcisse,
Gala .
mon narcisse.
1 Date consideree comme matiere
2 Federico Garcia Lorca
c Salvador Dali, Fundacio Gala]Salvador Dali, Figueres, 2008

———————————————-

NARCISO (BATALLA ) por lisa cocco

Mi nombre preludia al sueňo y a la muerte

rastro del amor que no se desenvuelve

-el mito se halla en mi destino-

 

Yo:  mi total equivalencia

 

 

Enamorado de mì

mismo drama

 

Sin la intercesión de un espejismo

 

Grito de alarma

 mi alma apretada

 

 Me reconozco

reflejo de nada

 

 Me ofrezco a la muerte

unico espejo de mi realidad

 

 La mirada se estremece

su interior daga apuñalándome

 

 -Detente- le grita Narciso a la imagen

 

¿Tù y yo?

¿acaso somos uno?

 

 Narciso y el hombre nuevo

 

Mirenme, como un espejo de lo que puede llegar a pasar, al fundirse en un largo beso

en los labios de una ilusiòn. (como acción sin regreso).

 —-

LA VIDA por lisa cocco

 Etapa del nacimiento, de la transformación y de la muerte, en el que nos nos relatamos a las cosas para conocer el íntimo e inmutable ser.  Nos enseňa a prescindir de lo real.

-Rechazo un cuerpo real y la ilusión efímera me mata-.

El yo es la médula de la natura del elemento, y en este caso Narciso es un reflejo de

carácter visual, que no pudiendo quererse en el imagen refleja, expresa dolor e

infelicidad. Estamos acostumbrados a confundir con la realidad, las sombras y las

imágenes reflejas, intercambiar realidad con ilusión, imposibilitados en reconocer el

amor para lo qué, nunca lograremos alejar de nosotros mismos. Que queda pero un arquetipo de por si inalcanzable.

Palabras de rebote en la traba de hacerse partícipes, cada uno quedando apiñado en la

imagen de si, aprisionados y encerrados, prohibido el conocimiento, agonizamos

interiormente. Eso es el drama de -no comunicar o transmitir-, amar y corresponder.

-¿Sòlo somos una refracción de la expresión ajena?-

Reconocernos es una consecuencia necesaria, una toma de conciencia de si y de nuestra

misma muerte. En cambio nos vengamos con el silencio, relegando el pensamiento a ser narciso:  vaciado por el verdadero sentido de la vida, sin objetivos, sin valores,

incapaces de darnos.

Metamorfosis, canjes, un nuevo ser que tiene miedo de investigarse, reflejarse y

reinvertirse en el transcurrir obligado de la vida.

 

 

 

 

Lisa Cocco, 12 noviembre de 2010

————————————————–

Narciso 70 – Poemas de Rosario Castellanos

Narciso 70
Cuando abro los periódicos
(perdón por la inmodestia, pero a veces
un poco de verdad
es más alimenticia y confortante
que un par de huevos a la mexicana)
es para leer mi nombre escrito en ellos.

Mi nombre, que no abrevio por ninguna razón,
es, a pesar de todo, tan pequeño
como una anguila huidiza y se me pierde
entre las líneas ágata que si hablaban de mí
no recurrían más que al adjetivo neutro
tras el que se ocultaba mi persona, mi libro,
mi última conferencia.

¡Bah! ¡Qué importaba! ¡Estaba ahí! ¡Existía!
Real, patente ante mis propios ojos.

Pero cuando no estaba… Bueno, en fin,
hay que ensayar la muerte puesto que se es mortal.

Y cuando era una errata…

De “En la tierra de en medio” 1970

——————————–
traducción lisa cocco

NARCISO  ALDA MERINI

Gioca tranquillamente con l’acqua,
o Narciso che hai mille fonti
tra i tuoi capelli,
gioca e non cantare
le lacrime che sparge
una Aretusa ormai vecchia
e vecchia e folle e stanca
di imbandire cene
per un’accolita di Proci
che lasciano solo briciole per terra.

Narciso por  ALDA MERINI

Juega tranquilamente con el agua
o Narciso que tienes mil manantiales
entre tu pelo,
juega y no cantes
las lágrimas que esparce
una Aretusa anciana y anciana
y loca y cansada de preparar cenas
para una muchedumbre de Procios
que solo dejan migas en la tierra.

———————————————————————-

El otro Narciso.Julio Cortázar

    Dejamos el auto al lado del bungalow, da igual dejarlo allí o en otra parte porque es algo que no iremos e incluso que no vemos salvo en el momento de usarlo. Pero el pajarito pardo que viene a posarse sobre el espejo retrovisor transforma bruscamente el auto en un reino propio, nos obliga a considerarlo de otro modo, a verlo de veras por primera vez.

    Más pequeño que un gorrión, el pajarito tropical se ha descubierto en el pequeño rectángulo brillante, ha querido entrar en el espejo y reunirse con el otro pajarito, sosteniéndose un segundo en el aire frente al espejo, y ahora la resistencia del cristal azogado lo obliga a ascender buscando siempre la entrada hasta posarse por el borde cromado del retrovisor.

Su sorpresa -de algún modo hay que decirlo- debe ser grande cuando deja de ver al otro pajarito y reencuentra la línea de árboles distantes, el horizonte de la playa. No comprende lo que pasa (de algún modo hay que seguir contando esto) y baja de nuevo al borde de la portezuela, enfrentando el espejo y viéndose, reconociendo al otro pájaro idéntico a él, y entonces salta agitado en el aire frente a su imágen, se precipita frente al espejo, y otra vez rechazado tiene que subir hasta posarse perplejo en el borde.

    Lo miramos desde la ventana, empecinadamente busca encontrarse con el otro pajarito, sube y baja, revolotea frente al retrovisor. Bruscamente vuela hacia los árboles y se pierde en el follaje; es nuestro turno de comentar enternecidos esa ilusión, ese diminuto teatro del artificio donde hemos visto representarse una vez más el drama de Narciso. Nos decimos, sin hablar, que a diferencia del adolescente enamorado que se buscará hasta la muerte en el cruel espejo engañoso del estanque, el pajarito habrá olvidado ya su ansiedad y su deseo, sin duda por que en él, ya no hay ansiedad, ni deseo, ni mucho menos memoria, y sólo nosotros enternecidos lo investimos con nuestras propias nostalgias donde Narciso y Endimión y Dafne y Procne, donde Hilas y Arión y tantas otras metamorfosis del deseo buscan en los espejos del sueño y del inconsciente. Y acaso estamos a punto de decirlo y sonreimos con algo de piedad  y de consuelo, cuando vemos volver al pajarito, ir directamente al retrovisor, recomenzar su choque inútil, saltar al borde, descender y volar empecinado,alucinado, enamorado. Sólo entonces sentimos, sólo entonces sabemos que no era un simulacro  en el que sólo buscábamos una analogía con nuestra condición solitaria de humanos, de narcisos aislados y excepcionales; ahora comprendemos que eso que estamos viviendo puede decirse con las palabras que nos han parecido solamente las de nuestro lado, y que Narciso puede tener alas o escamas o élitros o ramas y también memoria y deseo y amor.

De pronto estamos menos separados del latri del día; nuestros espejos  llaman y devuelven otras imágenes; juegan con otros deseos, sostienen otras esperanzas; no somos la excepción.

    Narciso pajarito repite el mismo juego interminable en su pequeño estanque de azogue, en su engaño de amor que abraza la totalidad del mundo y sus criaturas.

——————————————

El Divino Narciso De Sor Juana Ines De La Cruz

Cuadro primero
ESCENA I
(Salen, por una parte, la Gentilidad, de ninfa, con acompañamiento de
Ninfas y Pastores; y por otra, la Sinagoga, también de ninfa, con su
acompañamiento, que serán los músicos; y detrás, muy bizarra, la
Naturaleza Humana, oyendo lo que cantan.)
SINAGOGA
¡Alabad al Señor todos los hombres!
CORO 1º ¡Alabad al Señor todos los hombres!
SINAGOGA Un nuevo canto entonad
a su divina beldad
y en cuanto la luz alcanza,
suene la eterna alabanza
de la gloria de su nombre.
CORO 1º
¡Alabad al Señor todos los hombres!
GENTILIDAD ¡Aplaudid a Narciso, plantas y flores!
Y pues su beldad divina, 10
sin igualdad peregrina,
es sobre toda hermosura,
que se vio en otra criatura,
y en todas inspira amores,
CORO 2º ¡alabad a Narciso, fuentes y flores!
SINAGOGA ¡Alabad,
GENTILIDAD aplaudid,
SINAGOGA con himnos,
GENTILIDAD con voces,
SINAGOGA al Señor,
GENTILIDAD a Narciso,
SINAGOGA todos los hombres,

5
GENTILIDAD Fuentes y flores!
(Pónese la Naturaleza Humana en medio de los dos Coros.)
NATURALEZA HUM
ANA
Gentilidad, Sinagoga,
que en dulces métricas voces
a Dios aplaude la una, 20
y la otra celebra a un hombre:
escuchadme lo que os digo,
atended a mis razones,
que pues soy madre de entrambas,
a entrambas es bien que toque
por ley natural oírme.
SINAGOGA Ya mi amor te reconoce,
¡Oh Naturaleza!, madre
común de todos los hombres.
GENTILIDAD Y yo también te obedezco, 30
pues aunque andemos discordes
yo y la Sinagoga, no
por eso te desconoce
mi amor, antes te venera.
SINAGOGA Y sólo en esto conformes
estamos, pues observamos,
ella allá entre sus errores
y yo acá entre mis verdades,
aquel precepto, que impone,
de que uno a otro no le haga 40
lo que él para sí no abone;
y como padre ninguno
quiere que el hijo le enoje,
así no fuera razón
que a nuestras obligaciones
faltáramos, con negar
nuestra atención a tus voces.

6
GENTILIDAD Así es; porque este precepto,
porque ninguno lo ignore,
se lo escribes a tus hijos 50
dentro de los corazones.

NATURALEZA HUMANA
Bien está; que ese precepto
basta, para que se note
que como a madre común
me debéis las atenciones.

SINAGOGA Pues dinos lo que pretendes.
GENTILIDAD Pues dinos lo que dispones.
NATURALEZA HUMANA
Digo, que habiendo escuchado
en vuestras métricas voces
los diferentes objetos 60
de vuestras aclamaciones:
pues tú, Gentilidad ciega,
errada, ignorante y torpe,
a una caduca beldad
aplaudes en tus loores,
y tú, Sinagoga, cierta
de las verdades que oyes
en tus profetas, a Dios
Le rindes veneraciones;
dejando de discurrir 70
en vuestras oposiciones,
(A la Gentilidad.)
pues claro está que tú yerras
(A la Sinagoga.)
y claro el que tú conoces
aunque vendrá tiempo, en que
trocándose las acciones,

7
la Gentilidad conozca,
y la Sinagoga ignore…
Mas esto ahora no es del caso;
y así, volviéndome al orden
del discurso, digo que 80
oyendo vuestras canciones,
me he pasado a cotejar
cuán misteriosas se esconden
aquellas ciertas verdades
debajo de estas ficciones.
Pues si en tu Narciso, tú
tanta perfección supones,
que dices que es su hermosura
imán de los corazones,
y que no sólo la siguen 90
las ninfas y los pastores,
sino las aves y fieras,
los collados y los montes,
los arroyos y las fuentes,
las plantas, hierbas y flores,
¿con cuánta mayor razón
estas sumas perfecciones
se verifican de Dios,
a cuya beldad los orbes,
para servirle de espejos, 100
indignos se reconocen;
y a quien todas las criaturas
(aunque no hubiera razones
de tan grandes beneficios,
de tan extraños favores)
por su hermosura, no más,
debieran adoraciones;
y a quien la Naturaleza
(que soy yo), con atenciones,
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8
como a mi centro apetezco 110
y sigo como a mi norte?
Y así, pues madre de entrambas
soy, intento con colores
alegóricos, que ideas
representables componen,
(A la Sinagoga.)
tomar de la una el sentido,
(A la Gentilidad.)
tomar de la otra las voces,
y en metafóricas frases,
tomando sus locuciones
y en figura de Narciso, 120
solicitar los amores
de Dios, a ver si dibujan
estos obscuros borrones
la claridad de sus luces;
pues muchas veces conformes
divinas y humanas letras,
dan a entender que Dios pone
aun en las plumas gentiles
unos visos en que asomen
los altos misterios suyos; 130
y así quiero que, concordes,
(A la Sinagoga.)
tú des el cuerpo a la idea,
(A la Gentilidad.)
y tú el vestido le cortes.
¿Qué decís?
SINAGOGA Que por la parte
que del intento me toque,
te serviré yo con darte
en todo lo que te importen,
los versos de mis profetas,

9
los coros de mis cantores.
GENTILIDAD Yo, aunque no te entiendo bien, 140
pues es lo que me propones,
que sólo te dé materia
para que tú allá la informes
de otra alma, de otro sentido
que mis ojos no conocen,
te daré de humanas letras
los poéticos primores
de la historia de Narciso…

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————————

Paulina Vinderman,

 

RÍO SECO

 

¿Qué hace Narciso si la luz de Caravaggio

no lo nombra?

¿Si en el río (casi seco) no se ve?

¿Qué escribirá en el Libro del Exilio?

 

Nada, nada, nada.

 

Su pluma de ganso está rota,

su ojo bueno nunca se fijó en los otros

(y el izquierdo se astilló).

La belleza se fugó con rapidez de viento,

con orgullo de nube,

privilegio de piedra en palacio de arena.

 

Pero –pobre Narciso- su corazón de alambre

amó en vano un estropajo de nervios afìlados,

una nariz invisible y mortal.

 

Desterrado del color del cielo,

del olor de lo vivido,

culpa al río que no estuvo a su altura,

culpa al agua que se dejó morir.

——————————————–

 


———————–

Pier Paolo Pasolini

DANZA DE NARCISO I

estoy negro de amor,
ni ruiseñor ni muchacho,
todo entero como una flor
deseando sin deseo.

me he levantado entre las violetas
mientras aclaraba
cantando un canto olvidado
en la noche serena.
me dije: «¡narciso!»,
y un espíritu
con mi rostro
oscurecía la hierba
al claro de sus rizos.

——————-

Danza de Narciso II – Pier Paolo Pasolini

         Yo soy una violeta y un aliso,

lo oscuro y lo pálido en la carne.

Espío con mi ojo alegre
el aliso de mi pecho amargo
y de mis rizos que brillan negligentes
en el sol de la orilla.

Yo soy una violeta y un aliso,
el negro y el rosa en la carne.

Y miro la violeta que resplandece
grave y tierna en el claro
de mi cara de terciopelo
bajo la sombra de una morera.

Yo soy una violeta y un aliso,
lo seco y lo mórbido en la carne.

La violeta retuerce su luz
sobre los flancos duros del aliso,
y se reflejan en el humo azul
del agua de mi corazón avaro.

Yo soy una violeta y un aliso,
lo frío y lo tibio en la carne.

——————————–

71. Tres poemas de “Narciso en el acorde último de las flautas”, de LEOPOLDO MARÍA PANERO

.

EL CIRCO
Dos atletas saltan de un lado a otro de mi alma
lanzando gritos y bromeando acerca de la vida:
y no sé sus nombres. Y en mi alma vacía escucho siempre
cómo se balancean los trapecios. Dos
atletas saltan de un lado a otro de mi alma
contentos de que esté tan vacía.
Y oigo
oigo en el espacio sin sonidos
una y otra vez el chirriar de los trapecios
una y otra vez.
Una mujer sin rostro canta de pie sobre mi alma,
una mujer sin rostro sobre mi alma en el suelo,
mi alma, mi alma: y repito esa palabra
no sé si como un niño llamando a su madre a la luz,
en confusos sonidos y con llantos, o bien simplemente
para hacer ver que no tiene sentido.
Mi alma. Mi alma
es como tierra dura que pisotean sin verla
caballos y carrozas y pies, y seres
que no existen y de cuyos ojos
mana mi sangre hoy, ayer, mañana. Seres
sin cabeza cantarán sobre mi tumba
una canción incomprensible. Y se
repartirán los huesos de mi alma.
Mi alma. Mi
hermano muerto fuma un cigarrillo junto a mí.

CORRECCIÓN DE YEATS(Extraída del poema “A Prayer for Old Age”)
Dios me proteja de pensar como esos
hombres que piensan solos y
viven por ello de olvidar lo
que pensaron –porque
la mente no está sola y
Aquel
que canta la canción perdurable
demasiado la siente, demasiado.

Dios me proteja con más que su nombre,
Dios me proteja de ser un anciano
al que todos adulan y llamen
por el vacío de su nombre; oh, qué soy,
¿quién, si no puedo más,
que
parece –por amor de cantar
entera la canción– siempre un loco?

Rezo –pues las palabras vacías se marcharon
sin ser oídas y sólo la plegaria queda
en pie– para que aun cuando tarde mucho
en morir y en escribir mi nombre
al fin sobre la lápida puedan
un día decir sobre ese frío
que no estuve loco.

LE BON PASTEUR (Haikú)

Es duro el trabajo de la pesadilla,
es duro
arrastrar de día el carro de las marionetas,
de noche; y ser una de ellas
mañana, cuando abran los ojos
para no ver
que la bailarina de cuerda danzando entre ellas
mueve ella misma el resorte.

——————————-

// ———————————

Poema “Narciso” de Federico García Lorca

Narciso.
Tu olor.
Y el fondo del río.

Quiero quedarme a tu vera.
Flor del amor.
Narciso.

Por tus blancos ojos cruzan
ondas y peces dormidos.
Pájaros y mariposas
japonizan en los míos.

Tú diminuto y yo grande.
Flor del amor.
Narciso.

Las ranas, ¡qué listas son!
Pero no dejan tranquilo
el espejo en que se miran
tu delirio y mi delirio.

Narciso.
Mi dolor.
Y mi dolor mismo.

———————————-

Poema Muerte De Narciso de Jose Lezama Lima

Dánae teje el tiempo dorado por el Nilo
envolviendo los labios que pasaban
entre labios y vuelos desligados.
La mano o el labio o el pájaro nevaban.
Era el círculo en nieve que se abría.
Mano era sin sangre la seda que borraba
la perfección que muere de rodillas
y en su celo se esconde y se divierte.

Vertical desde el mármol no miraba
la frente que se abría en loto húmedo.
En chillido sin fin se abría la floresta
al airado redoble en flecha y muerte.
¿No se apresura tal vez su fría mirada
sobre la garza real y el frío tan débil
del poniente, grito que ayuda la fuga
del dormir, llama fría y lengua alfilereada?

Rostro absoluto, firmeza mentida del espejo.
El espejo se olvida del sonido y de la noche
y su puerta al cambiante pontífice entreabre
Máscara y río, grifo de los sueños.
Frío muerto y cabellera desterrada del aire
que le crea, del aire que le miente son
de vida arrastrada a la nube y a la abierta
boca negada en sangre que se mueve.

Ascendiendo en el pecho sólo blanda,
olvidada por un aliento que olvida y desentraña.
Olvidado papel, fresco agujero al corazón
saltante se apresura y la sonrisa al caracol.
La mano que por el aire líneas impulsaba
seca, sonrisas caminando por la nieve.
Ahora llevaba el oído al caracol, el caracol
enterrando firme oído en la seda del estanque.

Granizados toronjiles y ríos de velamen congelados,
aguardan la señal de una mustia hoja de oro,
alzada en espiral, sobre el otoño de aguas tan hirvientes.
Dócil rubí queda suspirando en su fuga ya ascendiendo.
Ya el otoño recorre las islas no cuidadas, guarnecidas
islas y aislada paloma muda entre dos hojas enterradas.
El río en la suma de sus ojos anunciaba
lo que pesa la luna en sus espaldas y el aliento que en halo convertía

Antorchas como peces, flaco garzón trabaja noche y cielo,
arco y cestillo y sierpes encendidos, carámbano y lebrel.
Pluma morada, no mojada, pez mirándome, sepulcro.
Ecuestres faisanes ya no advierten mano sin eco, pulso desdoblado:
los dedos en inmóvil calendario y el hastío en su trono cejijunto.
Lenta se forma ola en la marmórea cavidad que mira
por espaldas que nunca me preguntan, en veneno
que nunca se pervierte y en su escudo ni potros ni faisanes.

Como se derrama la ausencia en la flecha que se aísla
y como la fresa respira hilando su cristal,
así el otoño que en su labio muere, así el granizo
en blando espejo destroza la mirada que le ciñe,
que le miente la pluma por los labios, laberinto y halago
le recorre junto a la fuente que humedece el sueño.
La ausencia, el espejo ya en el cabello que en la playa
extiende y el aislado cabello pregunta y se divierte.

Fronda leve vierte la ascensión que asume.
¿No es la curva corintia traición de confitados mirabeles,
que el espejo reúne o navega, ciego desterrado?
Ya sólo cae el pájaro, la mano que la cárcel mueve,
los dioses hundidos entre la piedra, el carbunclo y la doncella.
Si la ausencia pregunta con la nieve desmayada,
forma en la pluma, no círculos que la pulpa abandona sumergida.

Triste recorre – curva ceñida en ceniciento airón –
el espacio que manos desalojan, timbre ausente
y avivado azafrán, tiernos redobles sus extremos.
Convocados se agitan los durmientes, fruncen las olas
batiendo en torno de ajedrez dormido, su insepulta tiara.
Su insepulta madera blanda el frío pico del hirviente cisne.
Reluce muelle: falsos diamantes; pluma cambiante: terso atlas.
Verdes chillidos: juegan las olas, blanda muerte el relámpago en sus venas.

Ahogadas cintas mudo el labio las ofrece.
Orientales cestillos cuelan agua de luna.
Los más dormidos son los que más se apresuran,
se entierran, pluma en el grito, silbo enmascarado, entre frentes y garfios.
Estirado mármol como un río que recurva o aprisiona
los labios destrozados, pero los ciegos no oscilan.
Espirales de heroicos tenores caen en el pecho de una paloma
y allí se agitan hasta relucir como flechas en su abrigo de noche.

Una flecha destaca, una espalda se ausenta.
Relámpago es violeta si alfiler en la nieve y terco rostro.
Tierra húmeda ascendiendo hasta el rostro, flecha cerrada.
Polvos de luna y húmeda tierra, el perfil desgajado en la nube que es espejo.
Frescas las valvas de la noche y límite airado de las conchas
en su cárcel sin sed se destacan los brazos,
no preguntan corales en estrías de abejas y en secretos
confusos despiertan recordando curvos brazos y engaste de la frente.

Desde ayer las preguntas se divierten o se cierran
al impulso de frutos polvorosos o de islas donde acampan
los tesoros que la rabia esparce, adula o reconviene.
Los donceles trabajan en las nueces y el surtidor de frente a su sonido
en la llama fabrica sus raíces y su mansión de gritos soterrados.
Si se aleja, recta abeja, el espejo destroza el río mudo.
Si se hunde, media sirena al fuego, las hilachas que surcan el invierno
tejen blanco cuerpo en preguntas de estatua polvorienta.

Cuerpo del sonido el enjambre que mudos pinos claman,
despertando el oleaje en lisas llamaradas y vuelos sosegados,
guiados por la paloma que sin ojos chilla,
que sin clavel la frente espejo es de ondas, no recuerdos.
Van reuniendo en ojos, hilando en el clavel no siempre ardido
el abismo de nieve alquitarada o gimiendo en el cielo apuntalado.
Los corceles si nieve o si cobre guiados por miradas la súplica
destilan o más firmes recurvan a la mudez primera ya sin cielo.

La nieve que en los sistros no penetra, arguye
en hojas, recta destroza vidrio en el oído,
nidos blancos, en su centro ya encienden tibios los corales,
huidos los donceles en sus ciervos de hastío, en sus bosques rosados.
Convierten si coral y doncel rizo las voces, nieve los caminos,
donde el cuerpo sonoro se mece con los pinos, delgado cabecea.
Mas esforzado pino, ya columna de humo tan aguado
que canario es su aguja y surtidor en viento desrizado.

Narciso, Narciso. Las astas del ciervo asesinado
son peces, son llamas, son flautas, son dedos mordisqueados.
Narciso, Narciso. Los cabellos guiando florentinos reptan perfiles,
labios sus rutas, llamas tristes las olas mordiendo sus caderas.
Pez del frío verde el aire en el espejo sin estrías, racimo de palomas
ocultas en la garganta muerta: hija de la flecha y de los cisnes.
Garza divaga, concha en la ola, nube en el desgaire,
espuma colgaba de los ojos, gota marmórea y dulce plinto no ofreciendo.

Chillido frutados en la nieve, el secreto en geranio convertido.
La blancura seda es ascendiendo en labio derramada,
abre un olvido en las islas, espada y pestañas vienen
a entregar el sueño, a rendir espejo en litoral de tierra y roca impura.
Húmedos labios no en la concha que busca recto hilo,
esclavos del perfil y del velamen secos el aire muerden
al tornasol que cambia su sonido en rubio tornasol de cal salada
busca en lo rubio espejo de la muerte, concha del sonido.
Si atraviesa el espejo hierven las aguas que agitan el oído.
Si se sienta en su borde o en su frente el centurión pulsa en su costado.
Si declama penetran en la mirada y se fruncen las letras en el sueño.
Ola de aire envuelve secreto albino, piel arponeada,
que coloreado espejo sombra es de recuerdo y minuto del silencio.
Ya traspasa blancura recto sinfín en llamas secas y hojas lloviznadas.
Chorro de abejas increadas muerden la estela, pídenle el costado.
Así el espejo averiguó callado, así Narciso en pleamar fugó sin alas.

————————————

CARMEN VÀSCONES

1

Un espejo de sal

sugiere rostro  de cera

era la esperma de Narciso

reflejando eco de otro reflejo

era eso

El pormenor irradia voces

mesura difuminadas

entre estremecimientos incesantes

A cada quién le pertenece una luna

si no nace.

(de libro memorial aún acantilado, 1994)

 

2

Narciso no debía hundirse en el río

debió ahogarse en el otro

tampoco quería eso …

Ejecutan la agonía del placer

el éxtasis una épica de escombros

yace ignorada la entidad del accidente

réplica a la inestabilidad de una certeza

la intriga sumergida al desvelo

ceñida la referencia al remitente

precisa inexactitud

de saberse en ese cuerpo

en esa composición

Las historias solo son fórmulas del mundo

metáforas inconformes de habitantes

cruces de sueños multiplicados

entre nuevos creyentes

Atraviesan la escena

dejaron de ser fugitivos

cargados de elegías

La tarde se desvanece en el estanque

olvidos acompañan al paseante

la noche sepulta todo horror

la ruta del río conlleva todo vacío.

(de libro con/fabulaciones 1992)

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